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Souscrire une assurance vie est assez simple et rapide. En fonction de votre profil, de vos objectifs et surtout des choix que vous effectuerez à la souscription, il pourra s'agir d'un excellent placement, comme d'une très mauvaise idée. Voici les bases qu'il faut avoir à l'esprit avant de vous engager.
Comme son nom ne l'indique pas, un contrat d'assurance vie est avant tout un produit d'épargne. En cas de décès du souscripteur assuré, l'épargne placée est transmise aux bénéficiaires désignés dans le contrat. Avec les possibilités de placement offertes, l'assurance vie constitue le placement idéal pour une épargne de long terme (10 ans et plus) placée en Bourse ou sur un fonds à capital garanti. Elle répond essentiellement à trois grands objectifs :
1- Placer un capital pour en générer des revenus. L'assureur transforme votre capital de départ en une série de revenus programmés (appelés rachats partiels programmés). Le régime fiscal de ces revenus est intéressant : sur le montant de chaque retrait, seule la part de gains (très faibles les premières années) est taxée.
2- Placer ou se constituer une épargne en vue de la retraite. Un contrat d'assurance vie est un moyen adapté pour faire fructifier une somme d'argent à long terme, car vous pouvez la répartir sur plusieurs supports en profitant d'un régime fiscal avantageux.
3- Transmettre un patrimoine. Vous pouvez désigner la personne de votre choix comme bénéficiaire de votre contrat à votre décès. Elle recevra le capital acquis à votre décès sans payer trop d'impôts sur cette succession.
Le piège à éviter : souscrire un contrat pour un objectif mal identifié. Si vous cherchez à vous constituer une épargne de précaution, immédiatement disponible, ou un placement sur quelques années seulement, préférez le livret d'épargne ou les supers livret.
Placement de long terme, l'assurance vie peut tout de même vous permettre de rester relativement maître de votre épargne et d’en disposer (presque) comme bon vous semble. Les contrats proposés sur le marché affichent différents degrés de souplesse en matière de versements et de « rachats ». Si vous souhaitez constituer une épargne sans capital au départ, choisissez un contrat permettant des versements programmés réguliers (chaque mois ou chaque trimestre) de petit montant, à faibles frais sur versements et qu'il est possible d'interrompre sans frais au cas où vous ne seriez plus en mesure de faire face à ces versements. A tout moment, vous pouvez par ailleurs récupérer (racheter) votre épargne. Les gains seront alors taxés selon l'ancienneté d'ouverture du contrat. Si vous souhaitez percevoir des revenus réguliers, assurez-vous que le contrat choisi prévoie la possibilité de rachats partiels programmés sans frais.
La question à poser : ce contrat prévoit-il
des possibilités de versements et retraits libres sans frais ?
Le piège à éviter : souscrire un contrat
à versements périodiques obligatoires également appelé
à « frais précomptés ». Avec
ces contrats, interrompre les versements est très pénalisant.
Vous pouvez les repérer en regardant, dans les conditions générales
de votre contrat, le tableau des valeurs de « rachat »
prévues sur les 8 premières années : si sur
cette période, les sommes récupérées restent
inférieures à vos versements, c'est qu'il s'agit d'un tel
contrat à éviter. Vous avez un mois pour vous rétracter
après la signature.
Déterminer votre profil d'épargnant est une étape indispensable avant de choisir votre contrat. Deux critères sont à prendre en compte : le niveau de risque que vous êtes disposé à accepter et votre degré d'implication prévue dans la gestion de votre contrat.
Risque ou pas ?
Si vous ne souhaitez prendre aucun risque, optez pour un contrat monosupport,
également appelé « fonds en euros ».
Vos versements seront alors placés sur un placement à capital
garanti. Les meilleurs fonds en euros servent régulièrement
plus de 4% par an. Si vous êtes prêts à prendre quelques
risques dans l'espoir d'une meilleure performance, optez pour un contrat
multisupport ou en « unités de compte ». Votre
épargne sera répartie selon vos choix, sur des fonds et sicav
en actions, en obligations ou sur des supports diversifiés (plusieurs
niveaux de risque peuvent être proposés).
Quel type de gestion ?
Si vous ne souhaitez pas vous occuper de votre placement, outre le fonds
en euros pour lequel l'assureur s'occupe de tout, choisissez un contrat
à gestion « profilée » ou à « horizon ».
Les arbitrages nécessaires seront effectués par votre assureur,
de manière à respecter le niveau de risque que vous avez défini.
Si vous avez le goût et le temps de gérer vous-même votre
placement, choisissez un contrat permettant une gestion libre et à
distance.
La question à poser : quel est le niveau de
risque que je suis prêt à accepter ? Si je ne veux pas
prendre de risque avec mon placement, ai-je accès à un fonds
garanti mieux rémunéré que la moyenne du marché
(environ 4% par an) ? Et si je n'exclus pas de diversifier plus tard
en actions une partie de mon capital, aurai-je accès à un
choix suffisant de fonds ou sicav me permettant de minimiser les risques
(au moins 30 supports d'investissement) ?
Le piège à éviter : un contrat avec un fonds
en euros peu performant ou un contrat multisupport offrant un choix limité
de supports d'investissement.
Les frais varient fortement d’un contrat à l'autre: les frais prélevés sur chaque versement vont de 0 à 5%. Les frais de gestion de 0,4 à plus de 1% par an. Une fois les bons contrats identifiés, essentiellement pour leur souplesse et leurs possibilités de placement adaptées à votre profil d'épargnant, faites votre choix parmi les contrats les moins chers. Sur une longue période, la différence de taux pourra être significative. Par exemple, pour un placement sur 10 ans rémunéré à 4%, une différence de 2% pour les frais sur versements et de 0,2% sur les frais de gestion, aboutit à une différence de rendement de l'ordre de 0,4% par an.
La question à poser : quel est le niveau des
frais sur versements et celui des frais de gestion ?
Le
piège à éviter : les contrats onéreux.
Privilégiez les contrats dont les frais sur versements sont de 3%
maximum et les frais de gestion de 0,80% par an maximum.